• Chine - Sichuan

     

     Mercredi 25 septembre:  Kashgar (par Sylvie)Chine

    Après le passage de la frontière Kirghize (voir article Kirghistan), nous nous arrêtons dans notre première ville  chinoise,  qui est en fait peuplée essentiellement par les Ouighours, puisque nous sommes dans cette région anciennement Turkestan oriental. Le lendemain, conseillés par un couple de cyclistes portugais croisés à Sari Tash, nous empruntons une autoroute en construction pour franchir les 100 km qui nous séparent de Kashgar. Expérience assez surréaliste que de rouler seuls sur cette autoroute déserte, dans une ambiance brumeuse (il y a eu une tempête de sable quelques jours avant). Nous mettrons à peine 5 heures pour faire ces 100 kms, un record pour nous!

                                                               

    Kashgar: retour dans cette ville,  quelques 25 années plus tard...

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    J'avais à l'époque été très impressionnée par cette ville,  la plus à l'occident de Pékin. Il y avait uneChine ambiance très particulière,  avec un mélange des populations de pays voisins et une majorité de Ouighours, autochtones de religion musulmane. L'architecture de la ville était très empreinte de ce mélange culturel. La partie ancienne de la ville en particulier était très belle: beaucoup de ruelles encadrées par des maisons en bois dont certaines étaient millénaires,  avec des balcons sculptés. Les ruelles fourmillaient d'échoppes où on pouvait voir travailler tous les corps de métiers...
    Le Kashgar que je découvre est méconnaissable: ville "moderne" avec de larges avenues,  très "chinoise". De la vieille ville, il reste quelques vestiges "aseptisés"pour les touristes et quelques rares belles façades épargnées... La culture Ouighour est toujours majoritaire: cuisine,  langue, Chinetraditions sont très présentes.
    Après le Kirghistan,  c'est un peu brutal de se retrouver ici, où il faut re découvrir les codes de communication et les coutumes locales.  Le chinois est assez peu parlé par les Ouighours et les efforts de Régis pour échanger ne sont pas encore concluants. Il nous faut un peu plus de temps pour intégrer ces nouveaux modes.         

    Visite au grand marché des animaux de Kashgar...Chine
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      Mardi 1er octobre: quelques tours de roues sur la Karakorum high way...
    (par Sylvie)
    Nous voilà partis pour une petite virée sur la route de la frontière pakistanaise qui traverse le massif du Karakorum,  avec le 2ème sommet le plus haut de l'Himalaya. Nous sommes allés  jusqu'au lac de Karakol, â 200 km de Kashgar et à 3600 m d'altitude.  
    La route traverse d'abord en bordure le désert du Taklamakan,  immense étendue avec quelques rares oasis, puis s' enfonce dans un défilé de très hautes montagnes rocheuses avec des dégradés de couleurs impressionnants. Sur la route, les chameaux et les yacks ont remplacé les ânes et les vaches que l'ont  croisait souvent au Kirgihistan. Ces animaux sont vraiment étranges pour moi. Les chameaux nous regardaient passer avec un air très hautain, limite dédaigneux... 
    Arrivés au lac, les paysages sont très beaux. Les hauts sommets enneigés se reflètent dans les eaux du lac, des troupeaux de yacks broutent tout autour. Le soir, les températures ont sérieusement baissé. Nous renonçons à monter la tente et préférons dormir dans une pièce d'une maison en terre tenue par un ouighour.  Il nous prépare un repas basique et nous fait une flambée à la bouse de yack dans un petit poêle rustique.  On apprécie le tout!

    Chine: route du karakorumChine: route du KarakorumChine: route du Karakorum, lac de KarakolChine: route du Karakorum

     

     

     

     

     

     De retour à Kashgar, nous attendons un train qui va nous permettre de traverser le désert par la route du nord et rejoindre Chengdu,  ville d'où nous démarrerons notre périple vers le plateau tibétain.
    Quelques 3000 km à parcourir,  en 3 jours de train. On a opté pour des "soft sleep", un compartiment avec 4 couchettes au lieu de 6, le grand confort! Les vélos partent dans un autre train, on espère les retrouver à notre arrivée.

       Avant de partir, quelques images de Kashgar, qui se révele à nous, en prenant son temps... A force de flaner dans ses rues et ses banlieues, on découvre une ville pleine de contrastes. Certes, le développement de cette ville l'a vraiment défigurée: cohabitent des quartiers ultra modernes, avec des centres commerciaux gigantesques, et des échopes artisanales dont on avait même oublié l'existence... Mais on finit par y trouver un certain charme.

     Chine: KashgarChine: KashgarChine : KashgarChine

     

     

     

     

    L'énigme du sac vert enfin résolue!
    Une fois de plus, notre champion de l'énigme a frappé!
    Alors, pour ne pas faire attendre plus longtemps notre écoraleur impatient... voici la réponse:
    non, ce sac ne contenait pas la belle mère acariâtre, ni des châtaignes pour la grillade, ni de la bouse de yack séchée, ni toute la longue et inventive liste d'Alexis... mais juste comme Alain l'a deviné, du lait caillé de jument en train  de s'égoutter...

    7 octobre: nouvelles vidéos sur le blog, grâce à la collaboration de notre webmaster!

     

    Mercredi 9 Octobre: traversée du desert de Taklamakan (par Régis)
    Kashgar - Urumqui - Chengdu
    Lundi 6 octobre: " huoche Zola! ", " train parti! " ... sacré Emile !! on a raté le train? Le départ sera pour le 8 avec du coup un jour d'attente à Urumqui. Arrivée dimanche 12.
    Mercredi 8 octobre: Nous sommes à l'heure cette fois ci.... au programme la traversée du désert du Taklamakan....
    Quelques chiffres: 3000 kms de traversée environ, 6000 kms de palissade métallique  pour protéger la voie, 72h dans le train, 3 nuits dans le ruanwo (compartiment à 4 couchettes, 1 repas pas bon au wagon restaurant entourés de jeunes loulous des " banquettes dures ", 1 Chinois gros fumeur et 3 Chinoises très sympas partageant notre compartiment en 2 fois, des raclements de gorge,  du sommeil profond, 2 livres lus, 24h à Urumqui, 500 personnes attendant le départ pour Chengdu,  l'impatience qui monte, du retard, les grilles qui s'ouvrent et.... la ruée vers les quais, 3 étages à descendre, du chacun pour soi, les classes dures n'ayant peut être pas de siège réservé.
    Un désert  de 337 000 km2:
    Le Taklamakan est vaste, sablonneux à 85% (dunes), minéral,  montagneux, parsemé d'oasis.
    Un désert en chantier:
    La vie est fixée dans de vastes oasis où dans les centres industriels créés par les Chinois qui traitent là le charbon et différents minéraux provenant des mines alentours par des voies ferrées et convois dédiés. Les ouvriers et leur famille sont logés sur place.  Ces centres, ainsi que les villes traversées ont souvent leur propre centrale atomique. J'ai dormi 36h... en 1500 kms donc (3000:2), j'ai pu compter depuis ma fenêtre,  9 centrales atomiques, toutes en pleine ville (pas au centre), sans protections spéciales, à côté des habitations,  des rues. Celle de Kashgar de 4 réacteurs est à 150 m de la gare. Un cyclo japonais, voyant que la majorité des Chinois se déplacent en scooter électrique dont les batteries se rechargent sur le secteur (220V), me disait " mais d'où provient leur électricité? "
     Des millions de m3 de béton ont été coulés dans des aménagements colossaux, routes, autoroutes, ponts, tunnels, champs d'éoliennes, murs et digues protégeant de l'ensablement, canaux amenant l'eau.
    Dans les villes les bulldozers,  les tractopelles sont à l'œuvre,  creusant et éliminant tout ce qui gêne les nouveaux aménagements.  Des voies surélevées sont en chantier, des avenues ouvertes, des buildings et logements en construction...
    Entre les centres industriels, les paysans cultivent et regagnent des terres sur le désert. Des milliers d'arbres ont été plantés pour arrêter le sable et la poussière,  fixer l'humidité,  protéger les cultures...

      Chine: traversée du desert de Taklamakan

        Chine: traversée du desert de Taklamakan

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     10 octobre: escale à Urumqui, anniversaire de Régis
    fêté dans une maison de thé...

     

     

     

    Mercredi 16 octobre: Chengdu, province du Sichuan  (par Sylvie)
    Chine: ChengduChengdu et ses quelques 11 millions d'habitants (et moi, et moi et moi..): je trouvais, aussi, qu'il y avait beaucoup de monde partout...
    C'est la 4ème ville du pays. Une architecture très verticale, des gratte ciels de genre très divers, dont certains assez délirants, des avenues bordées de boutiques clinquantes et au dessus, les étages délabrés à peine dissimulés... des hordes de voitures et de klaxons. Nous avons visité la ville en empruntant les nombreuses pistes cyclables pour les 2 roues, avec quelques vélos et beaucoup de scooters tous électriques, donc silencieux, ce qui est assez agréable. Impression vite ruinée, car ils ont troqué le bruit du moteur contre des klaxons stridents qu'ils utilisent sans modération. Aux carrefours, c'est assez surréaliste, cette chorégraphie improbable de croisements et d'évitements divers, qui au final se résoud de manière assez harmonieuse...
    Chengdu, c'est aussi l'impression d'un défilé de mode permanent dans la rue: les tenues sont étudiées par le menu, et aucun détail n'est négligé. Menues aussi sont les jupes des filles, ce qui a surpris Régis qui en était resté à l'
    époque Mao. Il a apprécié ce virage sociétal... 
    Ces impressions sont celles de seulement 3 jours de visite, alors forcément tronquées... Nous n'avons rien vu de la vie des banlieues, certainement bien différente de l'aspect très "propre" du centre.

    Chine: Chengdu, joueurs de majong sur les quais

    Nous quittons demain cette ville pour grimper sur le plateau tibétain tout proche. C'est la partie du Tibet qui fait partie de la province du Sichuan et que l'on peut visiter sans permis et sans contrôle, contrairement à la région de Lhassa, difficile d'accès sans un tas de démarches. Des cols élevés, des températures basses des tempêtes de neige et des monastères tibétains pour se réfugier nous attendent. Peut-être même un brin de causette avec un yeti, qui sait?
    Au bout de ce long périple, un havre, chez notre amie Estelle qui habite à Benzilan, à la frontière des provinces du Sichuan et du Yunan. On se posera là pour faire un pause et se "rebiscouler" (demandez la traduction à un aveyronnais...)...

      

    17 octobre: Chengdou - DanBa: En route pour le Sichuan tibétain...   (par Régis)

    Chine  Rectificatif: Selon Pierre, notre webmaster, ce que j'ai pris pour des centrales atomiques seraient des centrales à gaz. Me voilà rassuré.
    17 Octobre: 32 kms pour sortir de Chengdu. On avance sous la grisaille. On s'arrête à Xin Jin, la chambre sent le moisi. 
    18 Octobre: La région traversée est agricole. On sent le savoir faire des maraîchers chinois, les cultures au cordeau sont implantées dans de petites parcelles pour faciliter l'arrosage, chaque parcelle contenant un légume différent afin de dérouter l'insecte ravageur. Malheureusement la région est plate, et, sans travaux de terrassement, on peut y implanter des zones industrielles immenses,  de plusieurs hectares.  J'y ai vu certaines usines mesurant dans les 100m. Des routes gardées séparent les usines. A côté,  des zones résidentielles, logent les ouvriers. Les paysans, eux, continuent à planter des choux sur le moindre talus, le moindre lopin de terre.  De grands panneaux publicitaires vantent et présentent les futurs aménagements de demain, cités idéales vénitiennes traversées de canaux, grands parcs de loisir avec prairies et lacs artificiels... sur la route une Rolls Royce nous a doublé,  "ce devait être un promoteur".
    Ils aménagement, mais le traitement des eaux usées n'est pas leur soucis majeur, ça sent souvent les égouts.
      Malgré tout ce béton,  je m'éclate en Chine, je m'imprègne que des bons côtés.  On traverse des villages et des villes grouillant de population, d'enfants, d'engins de transport bizarres. Il y a des étals partout,  des cantines, des boutiques, des ateliers de réparation débordant sur les trottoirs,  des pépés et des mémés archaïques,  vêtus d'habits d'un autre siècle,  mesurant dans les 1m30. Et puis le Chinois de la rue est sympa, rustre, bruyant, en dehors de la politesse, il crache, parle fort, mange en faisant du bruit, se mouche "à l'espagnole", nous bade sans gène,  nous parle comme si le Chinois était l'unique langue parlée au monde. Les intellos, les parvenus,  les responsables,  c'est autre chose. 
    19 octobre: On traverse une région de collines, pays des agrumes, du thé et des mariages... tous les restos sont pleins des invités qui allument des rouleaux de pétards d'une quinzaine de mètres.... ça pétarade sec... de fait, c'est Samedi, Chinejour des mariages en Chine.
    On arrive dans une ville moyenne,  Ya An. A l'entrée,  sur notre gauche,  on avise un quartier nouveau, pas encore ouvert,  avec une centaine de tours en construction ou finies,  de 15 à 20 étages.  Qui va loger là? Y a t-il un manque de logement? Une nouvelle main d'oeuvre à venir? J'aimerais parler Chinois pour savoir...
     On s'offre dans la ville, plus loin, un thé vert, installés dans des fauteuils en rotin, près de la rivière,  c'est rare une terrasse en Chine. On avise ensuite un hôtel pas trop cher, 20 euros. Surprise! à l'étage c'est le grand luxe, tout est feutré,  éclairé au top, la chambre est japonisante... matelas futon, palissandre, broderies sur les murs.... et les éternels préservatifs comme dans tous les hôtels de cette classe en Chine. Je remarque que l'hôtel est fréquenté par de nombreux jeunes couples de 22 à 26 ans et par des gars seuls qui font monter des prostituées.
    20 octobre: C'est dimanche et les routiers sont au boulot...! On attaque sur une route étroite,  très fréquentée.  Des tas de bus, de camions, de voitures nous doublent, nous croisent. TOUS klaxonnent plusieurs fois, avec des cornes aigues qui font un vacarme fou à me transpercer les tympans, j'ai mal aux oreilles. Je veux acheter dans une ville traversée,  un "casque de chantier anti bruit", je n'en trouve pas, heureusement...... Sylvie sauve mon audition avec des boules Quies. De fait les Chinois foncent, roulent vite, conduisent tous au klaxon, tout ce qui fait obstacle doit s'écarter. 
    21 octobre: La circulationChine s'est atténuée,  mais ça grimpe sec, partis de 700 m on attaque pour un col à 3200 m. A 2200 m selon mon altimètre,  les jambes me font mal, un tunnel de 5 kms se présente,  interdit aux vélos.... on s'engouffre... quand on sort ??... CA DESCEND!!!... merci les bétonneurs!  Quelle joie, la nouvelle route évite le haut du col. En bas, on avise un hôtel,  il bruine, il fait 7 degrés,  on est au cœur des montagnes, l'architecture tibétaine fait son apparition.
    22 octobre: On remet en route, ça tire dans les jambes, la grimpette d'hier a laissé des traces, même "Jannie" avoue qu'elle est fatiguée . Sur la montagne d'en face on aperçoit notre route, elle escalade une montagne, 1000 m de dénivelé. On traverse un village rue, à la sortie, un nouveau tunnel nous attend nous évitant la grimpette. Après 35 kms on s'arrête à LuDing, on croise nos premiers Tibétains en costume traditionnel. Ils nous observent avec des mines réjouies. On s'offre un bon hôtel,  à prix modeste, 17 euros... il y avait moins cher, 7 à 8 euros... c'est en général dans ces hôtels là qu'on descend. 
     Toutes ces montagnes autour me chuchotent qu'il n'y aura pasChine toujours des tunnels...
    23 Octobre: Etape mémorable... Cyclotourisme sous roche...
    Pour arriver à Kong Yu on doit remonter une rivière.
    On avance,  rive gauche,  sur une petite route tranquille, dans une gorge assez large,  bordée par deux Chinemontagnes aux flancs Chineescarpés qui descendent direct à la rivière.  On quitte la route qui suit la rivière sur les conseils de plusieurs personnes. Nous voilà sur une route large, aux dalles de béton et qui grimpe. Il me semble être sur une autoroute. On arrive devant deux entrées de tunnel.  Sur les dires d'un chauffeur de camionnette garée là,  nous prenons le tunnel de gauche, passant au demeurant sous un sens interdit. On pédale 6 à 7 kms, au fur et à mesure les aérateurs, la lumière,  le béton de voute disparaissent.  De l'eau dégouline de partout, on laisse des voies adjacentes. Un gars apparaît... ouf! pour DanBa il faut faire demi tour sur 1 km et prendre à droite. Nous roulons des kms sur la nouvelle voie, traversant des ponts... arches de béton jetées entre deux paroies de montagnes. Les ouvriers sont surpris de nous voir là.  Pendant une trentaine de kms les ponts vont nous passer de tunnels en tunnels... c'est notre première journée de ciel bleu depuis longtemps..! Quand on aperçoit l'autre rive, aux traversées des ponts, ce ne sont que carrières, centrales à béton,  baraquements,  centrales hydroélectriques,  logements pour ouvriers quandChine il y a la place, séries de piliers doubles Chinesupportant en partie une autre voie. Le chantier est pharaonique,  quels en sont les enjeux?
    La rivière marron, large, roule des flots rageurs,  impétueux. Sur notre dernier pont, 100 mètres au dessus des flots,  une grue est arrimée à l'un des piliers et dépasse l'ouvrage de 20 mètres. Comment fait l'ouvrier qui actionne la grue, pour ne pas avoir le vertige du haut de sa nacelle... et il y monte par une échelle pas bien large. On dîne là,  c'est maigre, dans ces endroits on ne trouve pas grand chose pour les pique-niques. Au débouché d'un nouveau tunnel, le pont est en construction,  le tunnel en face aussi...
    Ouf!.. un chemin sur la gauche nous descend jusqu'à la route qu'on aurait dû emprunter. On n'en a pas fini avec l'autoroute puisque nous seront bloqués trois fois 45 mn, des pelleteuses envoyant sur notre route la rocaille des tunnels en construction plus haut... à chaque fois un bulldozer dégagera la route. On avance sur une route défoncée par Chineles camions et engins de chantier. On roule dans une boue de béton.  Sur l'autre rive, hauts perchés souvent, on aperçoit nos premiers villages tibétains, les maisons sont splendides. Les Tibétains sont de grands bâtisseurs,  ils travaillent parfaitement la pierre et le bois. Ils osent la couleur et de magnifiques décos. Au bord de la route ils nous regardent passer avec amusement et lancent des "hellos!"
    On arrive enfin à DanBa. Heureusement,  quelques kilomètres avant, une rivière traversant la route nous avait permis de laver le vélo,  les sacoches et mes pieds. On se présente donc décents mais poussiéreux à l'entrée d'un hôtel très sympa et gorgé d'infos. Notre chambre sera tibétaine.

    Version au féminin...
    Sichuan rimerait-il avec "mauvais temps"? Ou est-ce simplement l'approche de la saison hivernale?
    Nous avons remisé au fond de nos saccoches vêtements légers et chapeaux, et fait remonter en surface pulls, habits de pluie, et tout l'attirail pour résister à l'humidité et au froid... Mais le moral est bon!
    Chine: province du SichuanQuitter Chengdu n'a pas été une mince affaire, surtout quand on se trouve face à ce genre de panneau indicateur... Alors, on finit par trouver des ruses subtiles, comme de se faire écrire les noms de nos destinations en caractères chinois, au départ de chaque étape...
    Idem pour tout ce qui est de la nourriture, ce qui nous permet d'échapper à des plats inmangeables ou surprenants... Nous avons troqué nos habituels pique-nique de midi contre des pauses dans des petites échoppes. Nos "cantinières" sont avenantes et empressées de nous régaler...

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    Dans les villes, on rencontre les premiers tibétains en tenue traditionnelle. Ils sont très curieux et nous détaillent longuement lorsque l'on se croise. Pour une fois, les rôles sont inversés et c'est notre tenue tribale de cycliste européen qui passe pour exotique... L'examen mutuel terminé, tout se conclue par un échange de sourires chaleureux...

    Samedi 26 octobre: étape à DanBa
    Chine: Tibet de l'estDanBa, ville au confluent de trois rivières,  emplacement stratégique pour l'accès au Tibet depuis les provinces voisines.
    Cela justifie peut-être la débauche de moyens et de béton pour la construction de voies d'accès gigantesques. Il y a un tel anachronisme entre la beauté des paysages, ces villages aux constructions si harmonieuses et ces tonnes de béton déversées au nom du développement... Je me demande ce qu'en pensent Chine: Tibet de l'estles esprits de la montagne,  représentés sur les fresques colorées des monastères tibétains, survolant fièrement les sommets enneigés...
     A DanBa, nous avons fait étape quelques jours pour visiter les environs. Le soleil et le ciel bleu sont de retour. On pédale légers sans les saccoches!

    Première visite dans un monastère tibétain, MoErduo temple, à une dizaine de km de la ville.  L'endroit est modeste, mais très beau dans sa simplicité. On est touchés par la sérénité du lieu. Un vieux bonze tourne autour du temple en faisant rouler Chine:Tibet de l'estles moulins à prière et nous invite à faire pareil, avec un grand sourire. On se Chine: Tibet de l'estsent un peu démunis... On reste longtemps à admirer l'architecture du temple, un mélange de pierre et bois, témoin d'un savoir faire ancestral. Régis se régale des moindres détails, le fouilli d'un petit sanctuaire,  la forêt de drapeaux de prière autour du stupa, les couleurs des fresques et des décorations autour des fenêtres, les vaches qui broutent tranquillement au milieu de tout ça... Sur la route du retour,  on admire encore de grandes tours en pierre près des maisons tibétaines, qui servaient de stockage pour les récoltes et à dissuader l'ennemi.
    Le lendemain,  nous allons à une fête annuelle dans un village typique, "classé" par l'office de tourisme chinois. Au programme, danses en costumes traditionnels somptueux, d'une ethnie locale, évoquant la vie rurale et certaines légendes,  d'après ce qu'on en a compris. Une foule de touristes chinois, concourant pour l'appareil à photo le plus gros, mitraille tout ce qui fait folklorique, nous y compris...  On se prête au jeu...
    ChineOn apprendra que cette fête est une opération de promotion touristique, rien de traditionnel à l'origine. OnChine visite le village,  les maisons, très colorées,  avec les épis de maïs bien rangés sur les toits en terrasse, sont toujours aussi belles.
    On reprend la route demain, après cette petite escale, vers des plateaux d'altiChinetude plus sauvages. La doudoune et une magnifique chapka récemment acquise, sont prêtes à l'emploi...

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     27 Octobre:  Sur la route de BaMei... des pèlerins  (par Régis)
    On part de 1700m, arrivée 2880m, ça grimpe. On double un groupe de 5 pèlerins, leur démarche est rapide. Ils avancent penchés en avant, un gros baluchon sur le dos fixé à un arceau de bois, un bâton ouvragé à la main. Vers 17h on avise un beau coin pour camper, on installe notre camp. Je vais chercher de l'eau à la rivière et voilà que déboulent nos 5 pèlerins, 2 hommes et 3 femmes,  droit vers notre camp. Ils nous saluent avec respect prenant notre main dans la leur. Ils s'installent à 5 m de nous. IlChines sont aux anges: nous aussi!Deux mondes se côtoient, le notre matérialiste et hyper équipé,  le leur dans la parole, l'instant, la prière, leurs divinités. Pour dormir... ils verront après... alors qu'il va faire froid et humide.  Notre installation attise leur curiosité,  ils viennent visiter la tente. Puis, ils allument un feu, préparent du thé, sortent leur chapelet, psalmodient, rigolent, discutent entre eux. Le plus jeune sort son livre de prières dont les pages sont coincées entre deux planchettes colorées, il en lit une par instant, tout en conversant avec les autres.  Ces gens sont joyeux. Le boudhisme n'a pas l'air d'être une religion contraignante et asservissante. On leur offre des biscuits secs,  ils nous proposent des pépites... Mon réchaud à essence les intrigue. Les femmes cuisinent d'un côté d'un buisson, moi de l'autre, on s'observe de temps en temps. Elles préparent leur boule de tsampa, eau, farine d'orge, thé, lait. La nuit arrive, ils installent leur campement, ils dormiront sur des bâches et des couvertures, protégés du froid par une deuxième couverture et enveloppés dans leur habit chaud bordé de fourrure. A 3h du matin, je les entends se lever, à 4h ils lèvent le camp, à 5h il pleut...ChineChineChine
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    28 Octobre: On part pour un col à 3200 m ??  étape de 30 kms. Vers 3200 m, la gorge se rétrécit,  j'imagine l'approche du col...
    De fait, Chineles lacets commencent, ça grimpe entre 8 et 14%. A 3600 m, je m'étonne de ma reChinespiration... ça va, je flotte un peu, Sylvie aussi, ça me rassure. L'effort est rude. Le temps menace, le ciel est bas, on a droit à une averse de grésil, la pluie est tout autour. Des voitures de Chinois s'arrêtent et me mitraillent, ils posent avec moi. De nombreux Yacks broutent dans les herbages.
    Enfin le col! mon altimètre indique 3940 m. La descente s'ouvre sur une vallée d'altitude dominée par un haut plateau et des sommets enneigés. Un monastère au toit doré trône au milieu, nous dormirons à côté dans une auberge tibétaine. Dans la vallée flottent les bannières et les rubans d'immenses chortens. Le soir, nous partageons notre repas avec de jeunes moines du temple voisin près d'un poêle local.
    Chine29 Octobre: Une brume recouvre les paysages, il a neigé pendant la nuit. ChineDans notre chambre de bois, sous 3 couettes, on n'a pas eu froid. On déjeune d'une soupe de nouilles. On part visiter le temple. Il est entouré d'une enceinte carrée de 100 m de côté. Le village est autour. L'endroit est paisible,  serein, ouvert aux cochons, chiens, yacks, pèlerins et visiteurs. Les murs sont teintés de pigments splendides. Les cellules des moines entourent une première cour, avec au fond, d'énormes Chinemoulins à prières. Une deuxième cour ouvre sur le temple. Nous le visiterons avec deux visiteurs chinois et un moine responsable. Nous laissons des offrandes, nous notons nos noms sur un cahier, le moine me tend une bougie que j'allume et place à l'endroit qu'il m'indique.  J'en profite pour demander aux divinités de l'endroit 8 jours anticycloniques avec grand ciel bleu...
    En sortant nous baignons dans une ambiance, une lumière... d'hiver. J'apprécie la quiétude, la plénitude de l'endroit. Des pèlerins tibétains arrivent, se dirigeant vers les énormes moulins à prières.  Leur démarche est toujours décidée, même pour les plus vieux, beaucoup d'entre eux boitent. Leur arrivée est toujours magique, ils avancent en file indienne, on ne sait jamais d'où ils viennent et comment ils sont parvenus là. 
     Le plafond est plus haut. En cette période de l'année et en cet endroit, ce lieu semble hors de notre temps et de notre espace, c'est Chinebeau, calChineme, zen, bienheureux, c'est tropChine pour moi...
    Chine

     

     

     

     

     

    On reprend nos vélos pour le village voisin, BaMei où un grand rassemblement de tibétains a lieu dans le temple; faut voir les physiques, les tenues, les coiffes, les chapeaux, les bijoux de ces gens là. Je n'arrive pas à croire ce que je vois...

     31 octobre: TaGong (par Sylvie) Chine
    Est-ce parce qu'ils vivent sur le toit du monde que les tibétains sont si "zen", si différents des peuples déjà rencontrés?
    On est vraiment touchés par leur comportement, leur culture et leur rapport au monde. D'un abord très facile, le sourire au bord des lèvres, après le traditionnel salut: "Ta shi té lek!", on a l'impression que leur seuil de tolérance à l'altérité ou à l'étranger est très élevé. Lorsqu'on se promène dans les temples ou leur monastère, cela ne dérange personne, on fait partie du décor de ce jour là...  Leur rapport au vivant aussi nous impressionne: cochons, yacks, vaches et chiens évoluent librement dans les rues, les cours des temples, sans sembler être inquiétés... Ils sont justes "déplacés", quand ils dérangent trop...
    La manière dont ils peignent l'intérieur et les façades de leur maison est admirable: passer des heures à colorer ces fresques détaillées, juste pour que ce soit beau... Et que dire de l'intérieur des temples où l'on ne se lasse pas de bader le foisonnement de draperies colorées, les statues et mille détails dans des ambiances feutrées... A chaque col, ou lieu céleste, sont installées des architectures de drapeaux de prières, de stupas ou de pierres peintes... avec un côté éphémère très touchant...
    ChineChineNous avons fait étape à TaGong, une très belle ville tibétaine, avec un monastère et des temples magnifiques. Les alentours sont aussi très beaux: de grandes landes d'altitude, vallonnées, parsemées de drapeaux de prières sur les sommets... Au loin, une chaine de montagnes enneigées ferme l'horizon. Tagong est un haut lieu de pèlerinages. Tout autour des murs du monastère, les traditionnels moulins à prière sont animés par des foules de pèlerins. On s'assoit ChineChinesur un banc tout près, face au soleil et devant la magie du cinéma permanent de ce défilé...

      

    ChineNous avons même croisé ici un "rasta chien", c'est dire si la "zénitude" tibétaine est contagieuse... D'ailleurs, on commence à se demander si nous n'avons pas nous aussi été contaminés... Nos étapes sont de plus en plus courtes en distance, mais s'étirent dans le temps...

     

    1er novembre: Descente céleste (par Régis)
    ChineJ'ai acheté une radio lectrice de musique et deux micro puces chargées de musique tibétaine, au magasin du temple, servi par une jeune bonzesse au crane rasé; ça lui va bien. Deux élastiques fixent la radio au guidon  du vélo.  Sylvie, dans un petit reChinestau chinois,  remplit nos deux tuperweres de rice and vegetables.
    Départ vers 10h 30, on va descendre de 300 m en dénivelé.  Sylvie a accroché plusieurs amulettes très colorées aux sacoches de son vélo,  dont une munie d'une clochette qui tintinambule au rythme de notre avancée. Nous voilà seuls sur la route. On entame la descente , il fait 7 degrés,  je porte presque tous mes habits. On longe, sur notre droite,  une rivière assez large emplie de gros blocs Chinede pierre,  arrondis. La cassette diffuse une mélodie tibétaine qui sied bien à l'endroit... et puis... de longs rubans multicolores apparaissent,  ils grimpent vers la montagne. Les blocs de la rivière se couvrent de calligraphies tibétaines sculptées et peintes. Des peintures aux effigies des divinités du lieu recouvrent les parois de la montagne... la religion s'étale dans la nature,  en harmonie avec les éléments,  dans l'altitude.... céleste!
    Quel bonheur de voyager à vélo,  freins bloqués,  tout près d'une nature habitée par les visions du peuple tibétain... et ça va durer plusieurs kilomètres.
    On dînera sur les marches d'un petit temple, dans la cour, face au soleil, à l'abri du vent.   

    Chine

     

    5 novembre: LiTang, altitude: 4014m.  (par Sylvie)

    A LiTang, on a vraiment l'impression d'être sur le toit du monde. La ville est nichée dans une vaste plaine d'altitude,  entourée d'un cirque de montagnes élevées. Il y fait très froid la nuit, il y neige un peu aussi mais en cette saison la visibilité est splendide.

    A LiTang, nous avons visité le monastère de Ganden Thubchen, encore magnifique ! et admiré les collections de statues de Bouddha,  avec un impressionnant Bouddha assis. 

                      

     ChineChineChineChine

      ChineChine

    A LiTang, nous avons fait une grimpette à 4400m
    pour découvrir un site de funérailles célestes,
    et tester notre résistance à cette altitude... comme dit Régis...

    A LiTang, Régis s'est converti un instant au Chinevégétarisme, 
    en découvrant sur le marché la triste fin d'un yack...

     

     A LiTang, nous avons découvert la collection automne-hiver version tibétaine...

    Chine

    Chine

    Chine

    Chine  

     

     

     

     Chine
    Création de patron
    à même le trottoir...

    Défilé final...ChineChine

     

     

     

     

     

    Depuis notre arrivée dans cette région,  je suis admirative des tenues portées par les tibétains: la créativité de leurs vêtements,  les couleurs, la façon d'agencer et de superposer les tissus, la richesse des coiffures...  tout cela me ravit et m'inspire beaucoup!
    Demain,  nous reprenons la route, si la neige nous épargne, pour une ultime traversée en altitude, mais non des moindres... A suivre!

     

     

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  • Commentaires

    1
    Alexis l'écorâleur
    Samedi 28 Septembre 2013 à 10:53
    Alexis l'écorâleur

    Bonjour... Enfin de vos nouvelles, même autoroutières, ça fait du plaisir à lire...

    Bon, alors si c'est pour critiquer négativement le progrès, c'est pas la peine d'aller si loin, y'a tout c'qui faut ici !!!

    Je vous imagine revêtus de vêtements autochtones tels les Dupont et Dupond (c'est dans Tintin, un peu de culture que diantre) essayant de faire couleur locale... Et pour les vélos, vous avez changé les autocollants ? Sinon vous pouvez toujours y accrocher des lampions rouges avec des pompons dorés...

    Je ne sais si vous suivrez mes précieux conseils mais pour bridez les yeux, il suffit de faire un sourire un peu forcé et le tour est joué (le tour d'Asie bien sûr) !

    Portez-vous bien et GROSSES BISES.
    Alexis oussette

     

    2
    Fanfouette
    Dimanche 29 Septembre 2013 à 20:24

    Super les photos de marchés, mais où sont les femmes ?

    On n'en voit pas beaucoup. 

    Bisous

    Fran

    3
    do
    Dimanche 29 Septembre 2013 à 21:34

    un long et délicieux moment avec vous sur l'écran... J'ai pris mon vieil atlas France Loisirs de 1978 encore soviétique et vous ai vu sur un tout petit point à l'ouest du Taklamakan.... Vous allez le traverser ou le contourner par le sud? Allez, encore un peu de lecture, c'est un régal... le selle de la vie...

    Je vous embrasse dans tous les rayons de vos soleils

    4
    JF&Lu
    Lundi 30 Septembre 2013 à 16:39

    Coucou !

    Cet article me fait constater une fois de plus l'incroyable diversité culturelle de la Chine (mais comment fait ce pays pour tenir ?). J'ai jeté un coup d'oeil à vos photos de la route de Osh à la frontière chinoise, et j'ai vraiment envie de  repartir (vous me prenez en remorque ?).

    J'en profite pour vous féliciter pour la qualité de votre blog, que vous arrivez à tenir à jour malgré les conditions technologiques aléatoires.

    On vous embrasse

    JF & Lu

    5
    Alexis l'écorâleur
    Vendredi 4 Octobre 2013 à 01:03

    Salut...
    J'espère que votre route est bonne...
    Alors, maintenant que la frontière est derrière vous, que le Krigristan est loin, vous pouvez nous le dire... c'est quoi dans le sac vert ?

    Un stock d'habit de la croix rouge voyageant incognito, un jambon de mamouth, la prochaine lessive de la famille, le hochet du petit, une moustiquaire pour yaourt géant, une glace à la menthe locale, un frigo artisanal ??? Allez, c'est quoi ?

    Dans le genre curiosité locale, c'est pas mal ces moutons qui ont les couilles sur le dos... à quand les vaches avec les mamelles derrière les oreilles ? Si c'est les radiations, ne restez pas là, pédalez vite... Nous tenons à vous !

    Ici, c'est l'automne qui se pointe, la luminosité a changé, les nuits sont fraîches, les feuilles commencent à pâlir, il pleut souvent, les tomates rougissent plus difficilement...

    Bises à Vous.

     

     

     

     

    6
    Alexis l'écorâleur
    Dimanche 6 Octobre 2013 à 22:59

    SALUT, salut...

    Alors celle-là, c'est la meilleure ! Nous annoncer que l'énigme du sac vert est résolue et qu'il n'y ait aucune réponse après... c'est prolonger notre attente, nous maintenir dans un état d'interrogation insoutenable...

    Enfin il n'y a pas que ce sac dans la vie, il y a aussi vous et votre sacré voyage et puis cette séparation d'avec vos fidèles montures, j'espère que vous les retrouverez en bonne santé... c'est étonnant qu'il n'y ait pas de place pour elles dans votre train.
    J'espère aussi que vous êtes en bonne forme et que ce périple en train va vous permettre de souffler un peu.

    Bises à vous deux

    7
    Alexis l'écorâleur
    Lundi 7 Octobre 2013 à 21:53

    Avant même de dire bonjour, je veux dire merci !!! Merci pour la fin d'un suspense insoutenable...

    Bonjour, comment allez-vous ?

    Au revoir et à bientôt.

    BISES

    Alexis

    8
    DomiRouaix
    Samedi 12 Octobre 2013 à 10:56

    Oh la la, je viens de découvrir que le blog a continué sans moi et que je n'avais pas lu la fin ET SURTOUT la résolution de l'énigme !!!! Alain a la victoire modeste puisqu'il vient de m'expliquer que ça ne pouvait pas être autre chose avec force argumentation qui l'avait mené à cette déduction... Histoire de me faire passer pour ce que je ne suis pas, une gourdasse ! Heureusement que je me connais bien... et que j'oserai continuer à faire mes propositions, même si elles sont neuneu ! Photos magnifiques et la neige... brrrr... sous la tente... Ici aussi l'automne a pris ses quartiers, 4 à 6° le matin... quand j'explique à tout le monde que Toulouse n'est pas dans le sud de la France, je me fais lincher ici mais, bon, Bernard, quant à lui, s'est baigné il y a 3 jours ! C'est dire les différences de température.

    Sur ce, un gros bisou fraternel et... Toulousain

    Domi

    9
    do
    Lundi 14 Octobre 2013 à 23:48

    Lundi 14 octobre

    je viens de passer un long moment avec vous, textes, photos et vidéos... C'est vraiment

    bonheur de vous suivre ainsi devant l'écran, et puis ensuite de penser à vous dans le quotidien

    du métro, de l'atelier ou des nuages qui passent... Jeudi c'est la pleine lune et je lui parlerai de vous...

    Etes vous descendu du train et surtout avez vous bien récupérer vos montures...? J'aurais bien voulu voir sur

    quel gateau régis avait soufflé ces bougies mais ce jour là j'étais en panne de live box... Si j'en crois ma mémoire

    Chengdu est beaucoup plus au sud... pensé à vous en lisant dans  les colonnes des journaux `

    quelques nouvelles enflammées du Tibet...

    allez vite, d'autres news de vos pignons sur voyages....

    je vous embrasse bien fort

    do

    10
    DomiRouaix
    Vendredi 18 Octobre 2013 à 23:39

    Un petit conseil rapide... Arrêtez de déconner avec le Yéti car un chercheur de je ne sais plus quelle université (info France Inter hier soir en rentrant de mon cours de dessin !) a retrouvé des poils, est en train de les examiner et ? J'arrivais à la maison, il était tard, et je n'ai pas eu le courage d'attendre que ce soit l'heure à laquelle le journaleu traitait le sujet... Mais dès que j'en apprend un peu plus, j'espère avant que vous n'arriviez au Tibet, je vous le fais savoir !

    Joli décor pour fêter un anniversaire bien mérité !!!

    拥抱

    ça veut dire, mais vous l'aurez forcément compris "je vous embrasse" en chinois simplifié ! Quelle classe !

    11
    do
    Dimanche 20 Octobre 2013 à 22:00

    WAOUHHHHH!!!! 3000kms de train,  j'espère que vous avez eu une réduc avec la carte Escapade!!!

    Vous voilà au Tibet, je m'en vais relire tout Tintin et Lobsang Rampa!!

    Ici,  c'est vacances, douceur des températures et orages pas de saisons!!

    Ca s'est bien passé, la récupération des vélos???? allez , racontez encore....

    Des baisers compagnons

    do

     

    12
    le cactus
    Vendredi 25 Octobre 2013 à 18:57

    toujours en forme,optimistes,toujours autant de plaisir pour moi de lire vos impressions de voyage!!!!

     

     

     

     

    13
    Alexis l'écorâleur
    Dimanche 27 Octobre 2013 à 10:48

    Tashi dailai

    Que ça fait plaisir de vous découvrir au milieu de cet univers

    Que ça fait paisir de vous lire et de vous penser 

    Que ça fait plaisir de voir vos sourires sur les photos

    Bon, vous dites les couleurs mais rien sur les odeurs... est-ce à ce point-là ?

    C'est navrant de voir cet envahissement du béton dans ces montagnes superbes, ils devraient faire des routes écologiques en pierres, en bois, en terre, isolées avec de la ouate de cellulose... je crois que je m'égare, je vais devoir retourner un kilomètre en arrière et prendre la première à gauche, toujours à gauche !!!

    Après plusieurs longs jours de pluie, le soleil devrait de nouveau réchauffer le hameau et nos têtes par la même.

    Bonne route, bon chemin et brossez-vous bien les dents...

    Bises 

     

     

    14
    do
    Lundi 28 Octobre 2013 à 21:53

    c'est bon de voir le voyage sur vos visages, vous êtes beaux !

    Gouttes d'évasion dans l'automne qui souffle ses feuilles dorées...

    bises joyeuses en joue

    do

    15
    fanfouette
    Mardi 29 Octobre 2013 à 18:38

    Elle est où la chapka ? J'espère qu'on vous verra avec ! 

    En tout cas, vous avez de bons sourires sur les photos. 

    Bisous

    Fran

    16
    pimpampoum
    Mardi 29 Octobre 2013 à 23:54

    Salutations,

    Reviscoler, c'est pas du patois Aveyronnais, mais bel et bien d'ici, et ça veut dire retaper, requinquer, remonter...

    Lou reviscol del païre Baret, vieil "elixir du suédois" local.

    Regis, tu es rubicon avec tes deux tibétainnes ... Quel sourire de vieux renard !!!

    Adiciats

    17
    Nadine et Alain
    Jeudi 7 Novembre 2013 à 08:41

    Bravo et merci ,

    La qualité du récit et des photos respire la zénitude , respirez à pleins poumons et chargez vous d' énergies tibétaines

    On revit en vous lisant.

    Pensées cordiales.

    18
    Annie de Grenoble
    Vendredi 8 Novembre 2013 à 15:15

    Je viens de découvrir votre blog : passionnant de suivre vos aventures et de regarder vos photos.

    Je vois que vous approchez de la maison tibétaine d'Estelle. Dites lui qu'elle est souvent dans mes pensées. J'ai passé de si bons moments avec elle et chez elle. J'ai hâte de vous lire à nouveau et d'avoir vos impressions sur l'aventure d'Estelle.

    Je serai au Viêt Nam fin février - début mars, Hué au début et Ho Chi Minh à la fin. Peut-être y serez-vous ?

    Bises chers amis

     

    19
    kinou2
    Samedi 9 Novembre 2013 à 17:55
    un beau récit, de belles images, ce feuilleton est passionant , vous semblez en forme et pénétré d'une énergie sereine et irradiante...bisou
    prenez soin de vous et à bientôt pour la suite
    20
    DomiRouaix
    Samedi 16 Novembre 2013 à 14:13

    Bonjour à tous les deux,

    Nous venons de vous regarder depuis Narbo Marcius Decumanorum avec Camille Rouaix !!! Que de paysages magnifiques et vos bonnes mines qui font plaisir à voir !

    On vous embrasse très fort avec Maman

    Domi

    21
    Alexis l'écorâleur
    Mardi 19 Novembre 2013 à 01:35

    Salut à VOUS...

    Et si grâce à vous je profitais un peu de la sagesse qui vous environne dans ce fameux Tibet pour être un peu moins râleur et un peu plus écolo... (ça va quand même être difficile !)

    Depuis tous ces jours sans nouvelles de vous, je me demande comment vont vos petits vélos et votre grand courage.

    Pour moi qui ne dépasse guère le bout du chemin, tous vos mots, toutes vos images sont comme le roman de vos jours qui passent instant après instant et vous donnez l'impression de vous y déplacer avec une attention lente et délicate qui fait plaisir à découvrir.

    Ca y est ! Nous rentrons dans notre hiver avec la pluie qui fait des allers et retours quasi journaliers et qui en profitent pour nous servir le froid petit à petit.

    Les médias apportent leur soupe quotidienne et souvent insipide en y rajoutant quelques fois le sel des catastrophes pour faire passer leur lourd silence sur la véritable marche du monde qui nous donnerait sûrement trop envie de nous réveiller...

    Heureusement que vous êtes là !!!

    Bises et sourires

    Alexis 

     

    22
    Hélène ch
    Mardi 3 Décembre 2013 à 21:41

    Bonjour,

    les jours défilent ici, aussi remplis les uns que les autres. 

    Mais je vois avec plaisir que pour vous c'est la même chose. 

    Sylvie rapporte nous plein de nouvelles idées de patrons et d'assortiment de tissus. 

    De mon côté, j'ai mis en œuvre la technique du beignet. C'est sympa. 

    Je pense bien fort à vous. Maintenant je vais ce qu'il se passe après le Tibet. 

    Bonne continuation 

    Hélène 

    23
    titi et nadou
    Jeudi 12 Décembre 2013 à 11:23

    Enfin on peut vous lire et profiter avec le blog un peu de vôtre périple et de ces paysages, nous qui faisons du vélo d'appartement pour nous maintenir en forme ! .... Régis : il est temps que je m'aperçoive qu'apercevoir ne prend qu'un seul p et appartement bon tant pis j'en mets deux! Les paysages sont magnifiques prenez les bien en photo car vous nous donnez à penser que ça ne va pas durer longtemps, vos visages sont radieux et très souriants. Attention à la zénitude! Ne restez pas dans un temple!!

    bisous de nous deux

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